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7 employés sur 10 ont trop froid en hiver: quelles conséquences ?

71,5 % des travailleurs ont déjà eu trop froid sur leur lieu de travail. Pour un tiers, cela complique la concentration, et un quart préfère même éviter le bureau en travaillant par exemple à domicile. Plus important encore : 42 % indiquent que la température est source de tensions entre collègues.

C’est ce qui ressort d’une enquête menée auprès de 1 000 collaborateurs par le groupe de services RH Liantis en collaboration avec iVOX.

Température inconfortable

« Une température inconfortable au bureau est bien plus qu’une question de confort. Elle influence la capacité des collaborateurs à bien accomplir leur travail », explique Brecht Vanwynsberghe, manager gestion des risques chez Liantis. « Si vous souhaitez que vos collaborateurs viennent au bureau et restent productifs, il faut aussi veiller au confort thermique. »

Lorsque la température chute trop bas, trois quarts des travailleurs adaptent leur tenue et près d’un sur trois apporte des solutions personnelles, comme un radiateur électrique. Un quart choisit de travailler plus souvent à domicile ou ailleurs. « Ce sont des solutions inventives qui peuvent aider », poursuit Brecht Vanwynsberghe. « Mais si le problème fondamental des espaces de travail trop froids persiste, cela peut avoir un impact sur les performances et la collaboration. »

Économies d’énergie

Plus d’un tiers des travailleurs estiment que les économies d’énergie ne justifient pas une baisse de température au travail. « Le confort thermique concerne à la fois le bien-être et la performance », souligne Vanwynsberghe. « Si les collaborateurs grelottent derrière leur bureau, les entreprises perdent des heures productives. »

Dans les environnements de bureau, il est impossible de satisfaire tout le monde, mais des seuils légaux existent : si plus de 10 % des collaborateurs se plaignent, il est temps de mettre en place des solutions techniques ou organisationnelles. La température de l’air ne peut pas descendre en dessous de 18 °C pour un travail administratif ; pour un travail léger, 16 °C ; pour un travail semi-lourd, 14 °C ; pour un travail lourd, 12 °C ; et pour un travail très lourd, 10 °C. Les employeurs sont tenus d’analyser les conditions thermiques et de prendre des mesures dès que ces limites sont proches. « Une analyse des risques permet de bien cartographier la situation actuelle, puis l’employeur peut mettre en œuvre les mesures appropriées. »

Des mesures simples

Selon Liantis, quelques mesures simples peuvent déjà améliorer la situation. Dans les bureaux, il est utile d’éviter les courants d’air, de bien régler la ventilation et de permettre aux collaborateurs de contrôler eux-mêmes la température. Pour les tâches qui doivent se dérouler dans le froid, comme le travail en extérieur ou en chambre froide, il est conseillé de planifier les préparatifs dans des espaces chauffés, de prévoir des pauses dans des locaux chauds et de fournir des vêtements de protection. « Une étude climatique offre également des informations précieuses. Elle permet, sur base de données objectives, d’évaluer le problème et d’intervenir de manière ciblée », conclut Vanwynsberghe. « Investir dans le confort thermique, c’est gagner deux fois : les collaborateurs se sentent mieux et travaillent mieux. »

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